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l'araignée rouge qui sévirait aux jardins

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L'araignée rouge est un minuscule acarien qui parasite les plantes de jardin, de serre et d'intérieur. En suçant la sève, elle provoque un jaunissement des feuilles. On peut en prévenir l'apparition avec des vaporisations régulières, mais les infestations importantes doivent faire l'objet d'un traitement.
Description
Les araignées rouges, Tetranychus urticae, sont de redoutables ravageurs qui peuvent parasiter les plantes, les arbustes et les arbres (notamment les conifères) du jardin durant la belle saison, ainsi que les plantes sous serre ou d'intérieur. Ce ne sont pas des insectes : les araignées rouges appartiennent à la famille des Arachnides, et plus précisément à l'ordre des Acariens. Elles se nourrissent des tissus de la plante et surtout de sa sève.
Ce parasite est difficilement visible à l'oeil nu, car les individus adultes sont d'une taille inférieure au millimètre ! Leur couleur est variable selon la plante dont ils sucent la sève : vert pâle ou vert foncé, jaune, orange, rouge, brun foncé...
Conditions de développement
L'araignée rouge apprécie une atmosphère chaude et sèche. Les plantes placées au soleil ou sur le rebord d'une fenêtre seront des victimes de choix.
En situation "favorable", la vitesse de multiplication de ces ravageurs peut être très importante, et l'infestation devenir rapidement massive.
Les araignées rouges se déplacent peu d'une plante à l'autre, toutefois, une plante infestée peut contaminer ses voisines (adultes tombant au sol et se déplaçant vers une autre plante, migration via un vecteur extérieur comme un outil, un vêtement....).
Symptômes
Les infestations de faible ampleur sont assez difficiles à repérer, du fait de la très petite taille de ces parasites. Deux signes vous permettront néanmoins de déceler la présence d'araignées rouges :
• Les fines toiles tissées autour des feuilles et des tiges par les araignées rouges sont assez peu visibles, en revanche, elles deviennent très nettement apparentes lorsque l'on vaporise de l'eau sur la plante.
• Les dégâts causés par ces acariens vous mettront également la puce à l'oreille : des feuilles piquetées de points blancs ou jaunes, puis devenant entièrement jaunes, et finissant par sécher et tomber, ou encore des feuilles devenant grisâtres et sèches. En cas d'infestation massive, la plante peut mourir en peu de temps.
Prévention et traitement
Les araignées rouges détestent l'humidité, on peut donc, en prévention, vaporiser régulièrement les plantes d'intérieur ou de serre, ou celles du jardin en cas de temps sec prolongé. Plusieurs vaporisations d'eau successives peuvent aussi suffire à enrayer une faible infestation.
Si le stade est trop avancé, il faudra recourir à un acaricide spécifique, comme le dicofol ou le cyhexatin (mais attention, les araignées rouges ont développé des résistances à certains traitements chimiques, il est donc conseillé d'alterner les substances actives).
En lutte biologique, vous pouvez utiliser un prédateur naturel de l'araignée rouge : Phytoselulus persimillis. Cette petite araignée se nourrit des oeufs, les larves et des adultes de l'araignée rouge, et son appétit vorace couplé à une forte capacité reproductive lui permet de venir à bout du parasite... Revers de la médaille, ce prédateur meurt souvent de faim après avoir détruit les populations d'araignées rouges, et il sera nécessaire de le réintroduire lors de la prochaine attaque.
En savoir plus...
Le cycle de vie de l'araignée rouge se compose de 4 stades : l'oeuf, la larve, la première nymphe (protonymphe), la seconde nymphe (deutonymphe), puis l'adulte. Les individus adultes sont minuscules; ils possèdent 4 paires de pattes, sont mobiles et leur couleur est variable.
L'araignée carmin, Tetranychus cinnabarinus, cousine de l'araignée rouge, lui ressemble beaucoup et cause des dommages similaires (voire plus importants).
La température influence beaucoup leur vitesse de multiplication. Ainsi, elles ne se développent pas en dessous de 12°C ; à 15°C, il faut 36 jours entre la ponte de l'oeuf et le stade adulte, pour seulement 7 jours à 30°C. Quand les conditions sont idéales, une seule femelle peut pondre jusqu'à 100 oeufs durant sa courte vie, d'où une vitesse de multiplication qui peut être très importante...
Lorsque la température baisse trop, ou si la nourriture se fait rare, les femelles peuvent entrer en hibernation. Elles quittent alors la plante pour gagner un endroit protégé et s'y cacher en attendant que les conditions redeviennent favorables.
Des oeufs, de forme ronde, peuvent être présents à la face inférieure des feuilles : aussitôt après la ponte, ils sont transparents et incolores, puis ils s'opacifient au fil des jours pour devenir jaune juste avant l'éclosion. Les larves et les nymphes se rencontrent plutôt sur les feuilles, quant aux adultes, ils se déplacent le long des feuilles et des tiges, sur de fines toiles.

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